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Les militaires, les scientifiques ou encore les associations autorisées collectent de nombreuses données naturalistes sur les sites militaires. Le LIFE NaturArmy doit permettre d’améliorer leur transfert vers les outils nationaux de centralisation de la connaissance naturaliste.

 

Les objectifs de l'action et les résultats attendus

Les données naturalistes sont des informations précieuses qui contribuent à :

  • Améliorer la connaissance du patrimoine naturel présent sur les terrains militaires
  • Prendre en compte les enjeux liés à la biodiversité dans la planification des activités et des projets militaires
  • Mettre en œuvre des actions d’entretien et de restauration en faveur de la biodiversité

Il est nécessaire que les données des terrains militaires contribuent au mieux à l’effort national. Dans le LIFE NaturArmy, il s’agit de : 

Afin d’avoir une connaissance plus fine des enjeux liés à la biodiversité sur les terrains militaires, une méthodologie claire de transfert des données acquises sur terrain militaire doit être produite. La remontée des données écologiques sur les terrains militaires sera structurée en cohérence avec le format de données du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP). Elle doit permettre à tout producteur de données de transférer ses données selon un protocole adapté.

L’ensemble des données naturalistes doit être à la disposition des armées, en amont de tout projet d’aménagement ou de nouvelles activités sur un site Natura 2000 afin de limiter leurs impacts.

Un prototype d’outil d’analyse géographique est en cours d’expérimentation. Son développement et son expérimentation dans le cadre du LIFE NaturArmy permettra par la suite son déploiement à l’échelle nationale dans GEOSID.

Crédits : FCEN

Où en est-on ?

Depuis 2019, en collaboration avec le Muséum Nationale d’Histoire Naturelle,  la Direction du Patrimoine, de la Mémoire et des Archives (DPMA) a rédigé deux guides pour cadrer  la saisie des données naturalistes sur les terrains militaires :

  • Un 1er guide cadre la procédure DEPOBIO, à suivre pour le dépôt des données collectées dans le cadre réglementaire
  • Un 2e guide cadre la procédure à suivre pour le dépôt des données collectées dans le cadre des partenariats.

En parallèle, en collaboration avec le réseau des Conservatoires d’espaces naturels, des tests de transferts des données ont été réalisés

L’Etat-major de zone de défense de Rennes (EMZD) a développé un prototype au sein de GEOSID, le système d’information géographique infrastructure / environnement du ministère.  Ce prototype a été testé par l’armée de Terre sur 4 camps : Meucon, Fontevraud, La Lande d’Ouée (N2000), Saint -Cyr -Coëtquidan.  Son but est de croiser les enjeux environnementaux et les enjeux opérationnels afin d’aider le commandement militaire à mieux gérer les espaces d’entrainement.

Les Conservatoires d’espaces naturels Pays de la Loire et Nouvelle Aquitaine ont accompagné l’EMZD de Rennes pour établir la liste des données indispensables à la caractérisation des enjeux environnementaux sur les terrains militaires.

A l’issue ce premier test qui s’est révélé concluant, l’armée de Terre a élargi l’expérimentation à de nouveaux sites pendant l’été 2020.

Le ministère travaille également à établir un modèle de gouvernance pour  assurer la généralisation de cet outil à l’échelle nationale (référentiel de données, protocoles de validation, formation du personnel, etc).

Les partenaires du projet