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Les principales avancées du programme :

  • 95 ha de pelouses méditerranéennes restaurées
  • 200 ha de terrain militaire pâturé
  • 2 noyaux de population de lapin de garenne implantés
  • Maintien du cortège d’oiseaux associé aux milieux ouverts, dont 10 espèces menacées
  • Ouverture de nouvelles zones d’entraînement, amélioration de l’entretien et de la protection incendie

Une cogestion entre le 2e régiment étranger d’infanterie
et le Syndicat mixte des gorges du Gardon

Un programme de stabilisation de la ressource alimentaire pour les grands rapaces :

  • D’importants travaux de restauration en zone pyrotechnique avec 95 hectares de pelouses débroussaillées.
    Ainsi pour faire face à l’embroussaillement du site, le Syndicat Mixte des Gorges du Gardon et les militaires du 2e REI ont trouvé des solutions techniques.
  • Renforcement du pastoralisme avec 2 lavognes construites (pour l’alimentation des troupeaux) et des autorisations d’occupations temporaires obtenues pour deux éleveurs
  • Réintroduction du lapin comme espèce clef de la chaine alimentaire des garrigues, avec 2 lots de garennes réalisés
  • 1 placette d’alimentation fonctionnelle établie pour les vautours et les milans, des sites sur lesquels sont déposés des cadavres issus d’élevages et des déchets de boucherie.

Des travaux en zone pyrotechnique

Les oiseaux ont besoin de vastes milieux ouverts pour chasser et se reproduire. A l’issue d’une étude pastorale et botanique, des zones de restauration des pelouses à brachypodes rameux et d’équipement agricoles ont été définies. Ainsi pour faire face à l’embroussaillement du site, le SMGG et les militaires du 2e REI ont trouvé des solutions pour réouvrir plus de 95 hectares, malgré le traitement du risque pyrotechnique qui a généré coûts et délais supplémentaires.

Le pastoralisme au secours des pelouses sèches

Les troupeaux entretiennent les milieux ouverts. Pour qu’ils puissent s’abreuver, le SMGG a construit 2 ouvrages en pierres sèches, appelés lavognes. Aujourd’hui, deux éleveurs se chargent de l’entretien du site, grâce à des autorisations d’occupation temporaires garantissant des parcours respectueux de la biodiversité comme de l’activité militaire.

Camp-Garrigue

Le camp des Garrigues en détail

Situé sur le massif du Gardon dans le département du Gard, le camp militaire des Garrigues s’étend sur les plateaux calcaires des garrigues nîmoises sur 4745 hectares, bordé au sud par l’agglomération et le camp bâti. Le camp des Garrigues a été créé en 1875 pour permettre la préparation opérationnelle militaire (champs de tir, zones de manœuvre, village de combat…), il est actuellement géré par le 2ème REI (Régiment Etranger d’Infanterie).

Une végétation méditerranéenne typique recouvre le massif, dominée par la chênaie verte et alternant avec des garrigues basses à chêne kermès, landes à ciste et pelouses sèches sur les affleurements rocheux. Le site offre une zone de nidification et territoire de chasse pour l’Aigle de Bonelli dont les gorges du Gardon abritent 10% de la population française. D’autres espèces à fort enjeu de conservation sont aussi présents : Vautour percnoptère, Circaète Jean-le-Blanc, Grand-Duc d’Europe, Busard cendré, Engoulevent d’Europe mais aussi certaines espèces de petits passereaux inféodés aux milieux ouverts comme l’Alouette lulu, la Fauvette pitchou, le Pipit rousseline et le Bruant Ortolan. Enfin le Milan noir, le Rollier d’Europe et le Martin-pêcheur d’Europe sont également recensés dans la zone.