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Une gestion conservatoire conciliée depuis 2001

Depuis l’abandon de l’activité agricole ancienne sur le camp, l’embroussaillement naturel menace les plantes et les animaux de ces pelouses, en créant des zones d’ombre et en réduisant leur espace vital. Il fallait donc trouver un moyen de concilier l’activité militaire et l’entretien de ce patrimoine naturel.

 

En 2001, une convention de gestion écologique du site est signée pour cinq ans entre le conservatoire d’espace naturels Rhône-Alpes et les autorités militaires.

L’activité militaire reste prioritaire sur le camp, mais l’engagement est tel que le plan de gestion du patrimoine naturel, rédigé par le Conservatoire, devient l’élément de référence pour conduire l’entretien de cet espace, en associant la société de chasse et les communes concernées.

Ce plan de gestion conservatoire va ainsi pouvoir être mis en œuvre grâce à des financements multiples.

 

Un premier co-financement du Ministère des Armées et de la région Rhône-Alpes va permettre de mettre en place le pastoralisme.

L’armée met à disposition les bâtiments d’exploitation, le Conservatoire apporte un troupeau d’animaux rustiques et la logistique nécessaire au fonctionnement de l’exploitation agricole qui est créée. Il consulte et associe à la démarche les acteurs agricoles avant tout, mais aussi la société de chasse, les associations de protection de la nature, les communes… en un mot tous les partenaires sans qui le projet ne pourrait aboutir !

Au printemps 2005, une première partie du troupeau pâture les pelouses. Un emploi de gérant de l’exploitation a été créé. Le choix de la production s’est porté sur l’agneau d’herbe et sur la vente directe. Au premier semestre 2006, le troupeau devra comporter 450 brebis. Un important travail scientifique est mené en parallèle, faisant du camp militaire de la Valbonne, un site de référence en matière de gestion des pelouses sèches.

 

Début des années 2010, le troupeau d’ovins est complété par un troupeau d’ânes co-financé par le ministère des armées. De 10 ânes, le troupeau compte aujourd’hui  50 têtes qui pâturent essentiellement les zones embroussaillées de l’Est du camp.

En parallèle, le troupeau d’ovins est supprimé car les études n’ont pas montrées une efficacité suffisante sur la restauration des pelouses. De plus, l’équilibre économique de cette exploitation n’était pas garanti.

 

Depuis 2015, les ânes ont trouvé de nouvelles compagnes !

Des éleveurs viennent ainsi faire pâturer des troupeaux bovins sur les marges Sud et Ouest du camp.

En 5 ans, ces troupeaux bovins ont montrés une grande efficacité pour la conservation des pelouses sèches où ils cohabitent avec l’importante colonie de Guêpiers d’Europe présente au Sud du camp

Après des années d’expérimentation, cette gestion pastorale a montré toute son intérêt et son efficacité pour la conservation des habitats. Cependant, la gestion du pastoralisme avec les activités militaires était difficilement conciliable dans les zones de sécurité des champs de tir.

Le projet LIFE La Valbonne va mettre en place une nouvelle gestion concertée des zones de sécurité des champs de tir et permettre ainsi, la réalisation des travaux de restauration des habitats et leur conservation à long terme par un pastoralisme diversifié (ânes, bovins, ovins et caprins).