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Histoire et genèse

Paléoenvironnement

Il y a quelques 15 000 ans, les glaciers recouvraient tout l’Est lyonnais. Ce qui allait être un jour le terrain de La Valbonne était alors sous les glaces.

En charriant les sables et les graviers, les glaciers vont façonner la géomorphologie du futur paysage. Ce fort pouvoir d’érosion va créer ce que l’on appelle, des terrasses fluvioglaciaires caillouteuses, caractéristiques de la plaine de l’Ain.

Essentiellement formés d’alluvions et de galets, les sols s’avèrent être d’une grande perméabilité et d’un grand pouvoir drainant. Conjugués au climat semi continental de la région lyonnaise : très sec en été, ces sols filtrants vont permettre le développement d’une végétation tolérante au manque d’eau, formant ainsi les étendues de pelouses sèches que l’on connaît. Dans ces herbes plutôt hautes mais parfois rases, les insectes vont proliférer et les oiseaux nichant au sol vont s’y accommoder

Contexte du XIXème siècle

Dans la 2ème partie du XIXème siècle, l’armée française est tenue pour la plus forte d’Europe. Elle a achevé la conquête de l’Algérie, battu l’armée russe en Crimée et pris Sébastopol, elle a aussi gagné la guerre de libération de l’Italie Septentrionale contre les autrichiens. Il en demeure pas moins que Napoléon III s’inquiète de la menace prussienne et de ses effectifs annoncés. Il veut donc se donner les moyens de s’entrainer en temps de paix et souhaite engager une grande réforme. Il crée ainsi les grands camps de Champagne et vise à rendre le service militaire obligatoire, mais cette idée se heurte à l’hostilité des ministres et des députés. Le système français repose alors sur une armée régulière constituée d’engagés et de conscrits appelés par tirage au sort pour 6 à 8 ans. Ce système, non seulement injuste par la monétisation qu’il induit, ne permet de lever qu’un nombre limité d’hommes. Napoléon III, alors malade et fatigué, ne fera pas preuve d’autorité dans ce rapport de force avec la bourgeoisie. Le désastre de 1870 et la défaite de 1871, contre la Prusse provoqueront un traumatisme dans la nation française.

Contexte du XIXème siècle

Dans la 2ème partie du XIXème siècle, l’armée française est tenue pour la plus forte d’Europe. Elle a achevé la conquête de l’Algérie, battu l’armée russe en Crimée et pris Sébastopol, elle a aussi gagné la guerre de libération de l’Italie Septentrionale contre les autrichiens. Il en demeure pas moins que Napoléon III s’inquiète de la menace prussienne et de ses effectifs annoncés. Il veut donc se donner les moyens de s’entrainer en temps de paix et souhaite engager une grande réforme. Il crée ainsi les grands camps de Champagne et vise à rendre le service militaire obligatoire, mais cette idée se heurte à l’hostilité des ministres et des députés. Le système français repose alors sur une armée régulière constituée d’engagés et de conscrits appelés par tirage au sort pour 6 à 8 ans. Ce système, non seulement injuste par la monétisation qu’il induit, ne permet de lever qu’un nombre limité d’hommes. Napoléon III, alors malade et fatigué, ne fera pas preuve d’autorité dans ce rapport de force avec la bourgeoisie. Le désastre de 1870 et la défaite de 1871, contre la Prusse provoqueront un traumatisme dans la nation française.

1872, préparation de la revanche

A peine les combats terminés, une commission parlementaire enquête sur les causes et en conclut à la faiblesse criante des effectifs français, à l’inadaptation du matériel d’armement et à l’insuffisance de l’encadrement. Le modèle germanique est alors étudié et le pays va mettre en place une profonde réforme de l’Armée. Cette réforme va reposer sur une conscription obligatoire pour tous les hommes, un nouveau système d’armes et un développement des camps militaires sur le modèle des camps de Champagne.

Pour répondre à l’obligation de trouver un espace de manoeuvre près de Lyon, le général Bourbaki, alors gouverneur militaire de Lyon validera le projet de créer un vaste camp sur la plaine agricole de l’Ain. Le 31 octobre 1872, le président de la République, Adolph Thiers signe le décret déclarant d’utilité publique 900 ha de terres agricoles.

Un vaste espace de manoeuvre près de Lyon

Le camp militaire de Sathonay étant insuffisant, le choix se porte sur une vaste étendue de pelouses sèches de l’Ain où vaquent quelques troupeaux. Le camp de La Valbonne reçoit ses 1ers régiments en 1873, puis fait l’objet de plusieurs extensions sur sa partie Est. Des baraquements, puis des bâtiments en dur vont être progressivement construits, cependant les militaires de passage seront longtemps logés sous des tentes. Une école d’application de tir est créée en 1874, on y apprend le tir à la mitrailleuse, puis, c’est au tour d’un bataillon des régiments de Zouaves d’Afrique du Nord de s’installer. Le camp va évoluer au rythme des 2 guerres mondiales et des avancées techniques des matériels. Il accueillera ainsi, une compagnie de Zouaves, l’armée américaine avec le centre d’instruction pour biplans DH4 de son aviation. Entre 2 guerres, le camp devient même un centre de formation pour la Garde Républicaine Mobile. En 1939, il concoure à la mobilisation en constituant le 14ème régiment de Zouaves. Occupé par les allemands puis libéré par les maquisards de l’Ain, le 24 août 1944, au lendemain de la 2nde guerre mondiale, sa densification ne cessera de progresser.

Un vaste espace de manoeuvre près de Lyon

Le camp militaire de Sathonay étant insuffisant, le choix se porte sur une vaste étendue de pelouses sèches de l’Ain où vaquent quelques troupeaux. Le camp de La Valbonne reçoit ses 1ers régiments en 1873, puis fait l’objet de plusieurs extensions sur sa partie Est. Des baraquements, puis des bâtiments en dur vont être progressivement construits, cependant les militaires de passage seront longtemps logés sous des tentes. Une école d’application de tir est créée en 1874, on y apprend le tir à la mitrailleuse, puis, c’est au tour d’un bataillon des régiments de Zouaves d’Afrique du Nord de s’installer. Le camp va évoluer au rythme des 2 guerres mondiales et des avancées techniques des matériels. Il accueillera ainsi, une compagnie de Zouaves, l’armée américaine avec le centre d’instruction pour biplans DH4 de son aviation. Entre 2 guerres, le camp devient même un centre de formation pour la Garde Républicaine Mobile. En 1939, il concoure à la mobilisation en constituant le 14ème régiment de Zouaves. Occupé par les allemands puis libéré par les maquisards de l’Ain, le 24 août 1944, au lendemain de la 2nde guerre mondiale, sa densification ne cessera de progresser.

Valbonne Zouave

Un camp, un régiment

Le 68ème régiment d’artillerie d’Afrique est créé en avril 1941, dans le cadre de l’armée d’Armistice. Il est l’héritier d’un 68ème régiment divisionnaire, crée en 1939 et presque anéanti en juin 1940. Son 1er chef de corps est le colonel de Hesdin, futur gouverneur militaire de Lyon (1946-1949). Il est constitué de 3 groupes dont l’un participera à la campagne de Tunisie en mai 1943. L’année qui suit, le 68 se réorganise et s’entraine pour débarquer en Provence, le 15 août 1945, prenant ainsi part à la libération de Marseille. Il continuera sa chevauchée jusqu’en Alsace, où il combattra sur les contreforts des Vosges. En 1960, le régiment devient régiment d’artillerie lourde divisionnaire et ce n’est qu’au 1er juillet 2004 qu’il reprendra l’appellation de régiment d’artillerie d’Afrique. Il comprend 3 batteries canon (système CAESAR), une batterie sol-Air (système MISTRAL), une batterie de renseignement (drones DRAC) et une batterie de commandement et logistique. Les OPEX (opérations extérieures) le conduisent au Rwanda, sur la guerre du Golfe, en Bosnie, puis en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, au Mali (opération SERVAL) et en Irak (Mossoul, Hadjin).

 

Engagé pleinement dans ce projet de protection de la biodiversité tout en étant gardien des traditions de l’artillerie d’Afrique, le 68 s’illustre encore une fois pleinement dans sa devise : De l’audace toujours !

 
 

Engagé pleinement dans ce projet de protection de la biodiversité tout en étant gardien des traditions de l’artillerie d’Afrique, le 68 s’illustre encore une fois pleinement dans sa devise : De l’audace toujours !