Partager sur
Facebook

Partager sur
Twitter

Partager sur
Linkedin

Les 22 et 23 juin prochains, une délégation française composée de membres du bureau eau et biodiversité du ministère des Armées se rend à Martina Franca dans le sud de l’Italie pour participer à un séminaire européen (LIFE ESC 360) organisé par les carabiniers italiens. 

Ce séminaire a pour objectif de développer les actions mises en oeuvre dans le cadre du projet LIFE NaturArmy, notamment celles visant à constituer un réseau européen d’échange de bonnes pratiques pour la préservation de la biodiversité.

Du 1er au 3 juin, une délégation française composée du ministère des Armées, de la Fédération des Conservatoires, des Conservatoires d’espaces naturels, de l’Université de Bretagne Occidentale et de l’Etat-major de la zone de Défense Sud-Est s’est rendue sur le domaine militaire d’Elsenborn, à l’Est de la Belgique.

Les participants ont été accueillis par la Défense belge et leurs partenaires environnementaux sur le camp d’Elsenborn. Ce camp militaire était concerné par le projet Life Natura2Mil, qui visait à restaurer divers habitats ouverts de 3 grands domaines militaires de Wallonie entre 2006 et 2010. Le retour d’expériences belge était donc particulièrement intéressant, le projet étant terminé depuis une dizaine d’années.

Les 3 jours du voyage d’étude ont permis à la vingtaine de participants de bénéficier d’un retour de la Défense belge sur les modalités du dialogue entre les militaires et les gestionnaires de la nature. Présentations en salle, temps conviviaux et sortie sur le terrain se sont succédés.

Sur les 275 000 hectares de terrain utilisés par le Ministère des Armées en France, 200 000 sont classés en faveur de la biodiversité par l’intermédiaire de statuts de protection. Sur ces 200 000 hectares, 80 000 sont gérés en partenariat avec les Conservatoires d’espaces naturels, dont le site sur la commune de Pruniers en Sologne. La coopération entre le CEN Loir-et-Cher et la base aérienne de Romorantin a fait l’objet d’un reportage radio dans l’émission Bonjour la Terre sur RCF Loir-et-Cher.

Redécouvrez le reportage radio en cliquant ici.

En savoir plus sur le Conservatoire d’espaces naturels du Loir-et-Cher

Après 2 années passées sous la parenthèse de la crise sanitaire, le camp a accueilli le 26 avril dernier les comités de pilotage du Life et des sites Natura 2000 associés.

COPIL 26 avril 2022

En sus des partenaires du projet Life, une quarantaine de participants ont fait le déplacement dans l’antre du site militaire, parmi lesquels Mr Quirin Renard, interlocuteur privilégié du Life et représentant de la commission européenne, les élus locaux, les services de l’État, les échelons centraux du ministère des armées, mais également les associations. Après un sympathique petit-déjeuner pris le matin sous barnum, un bilan des actions menées et des projets à venir ont été présentés dans l’amphithéâtre du 68ème RAA. Le coordinateur du projet Mr Serge Payan a ainsi pu rappeler les enjeux des 2 sites Natura 2000 et l’intérêt du Life, lequel vise à donner plus de moyens aux ambitions projetées. Les participants ont pu ainsi appréhender le travail à réaliser au travers des mises à jour de la cartographie des habitats des espèces menacées, réalisée par le CEN RA et modéliser le futur. Le projet ambitionne, entre autre, de mettre en place des indicateurs de suivi de santé des pelouses sèches et de réaliser une étude sur les services écosystémiques (services rendus par la nature).

Après un déjeuner convivial dans un mess militaire, l’après-midi a été consacrée à une visite de terrain en bus, 3 escales thématiques : découverte des abords d’une lône, immersion en steppes sèches et panorama d’une mosaïque de milieux.

➡️ Retrouvez ici la présentation du projet.

A l’instar de nombreux autres terrains militaires, la Base aérienne 115 (BA 115) et Le Plan de Dieu sont des espaces riches d’une biodiversité remarquable. La BA 115 accueille notamment la plus importante population d’Outardes canepetières du département du Vaucluse, espèce d’oiseau menacée et protégée au niveau national.

Depuis 2010, le CEN PACA accompagne les autorités militaires dans la prise en compte de la biodiversité sur les espaces naturels de la Base aérienne 115 et son site rattaché de l’aérodrome de Plan de Dieu. Ainsi, le Conservatoire met en œuvre des actions de suivis écologiques, de la gestion des milieux naturels et agricoles, etc… qui participent au maintien de la conservation de la biodiversité, ceci dans le cadre d’un plan de gestion adapté aux activités militaires.

Suite à cette remarquable première collaboration, la Base Aérienne 115 et le CEN PACA ont poursuivi leur engagement commun au travers de deux nouvelles actions :

  • le renouvellement de la convention de partenariat sur les sites de la BA 115 et Plan de Dieu
  • la mise en place d’une nouvelle convention pour la gestion du terrain de manœuvres de « l’Aglanet » situé en périphérie sud d’Orange. Ce site présente un contexte géologique original, abrite des espèces végétales et animales patrimoniales pour lesquelles les partenaires mettront en œuvre des mesures de suivis et de préservation.

Ces deux conventions de partenariat écologique ont été signées le 9 mai sur la Base aérienne.

Plus d’infos dans le communiqué de presse

Crédits photos : Serge Mercier

Le CEN Nouvelle-Aquitaine a participé à cette journée d’échanges à destination des responsables environnement et biodiversité des différents régimes et services de l’Armée de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Ouest (périmètre coïncident avec la région administrative).

Les antennes départementales impliquées dans la gestion des 11 terrains militaires conventionnés (4435 ha) ont présenté les actions mises en œuvre ces dernières années en faveur de la biodiversité. L’accent a été mis sur le caractère opérationnel du partenariat et le panel des actions portées par le CEN : expertise avant travaux, accompagnement lors des procédures réglementaires, sensibilisation et gestion des milieux.

Ces présentations ont permis d’illustrer la stratégie biodiversité du Ministère des Armées et le LIFE NaturArmy présentés par la Direction des territoires, de l’immobilier et de l’environnement  (DTIE).

Les autres communications ont porté sur l’organisation des différents services au sein de l’Armée de Terre et de l’Armée de l’Air en matière d’environnement et de biodiversité (Etat-Major Bordeaux), la définition des zones sensibles de survol pour la tranquillité des sites de reproduction du Gypaète barbu et la Stratégie Nationale Aires Protégées (DREAL Nouvelle-Aquitaine).

Retrouvez toutes les actualités du CEN Nouvelle-Aquitaine !

Crédits photo : Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine

Les 14, 15 et 16 mars dernier a eu lieu le 3e comité de suivi du LIFE NaturArmy (et le tout premier en présentiel – enfin !) à Châlons en Champagne. Ce comité a été l’occasion de réunir l’ensemble des équipes et de faire un point sur les avancées des actions, 2 ans et demi après le début du projet.

Pendant trois jours, les équipes du LIFE NaturArmy se sont retrouvées à Châlons en Champagne afin de réaliser une revue du projet LIFE NaturArmy. Notre expert du cabinet NEEMO, en charge du suivi du projet et mandaté par l’Agence européenne CINEA, était présent afin de d’examiner l’avancement des actions du projet. La visite du camp militaire de Mourmelon-le-Grand a permis à chacun des participants, civils et militaires, de découvrir les actions concrètes menées par le CEN Champagne Ardennes en lien avec le CAPCIA – 51e RI (Centre d’Appui et de Préparation au Combat InterArmes – 51e Régiment d’Infanterie) pour la préservation de la biodiversité des terrains militaires.

Des moments d’échanges privilégiés ont permis de réaliser des ateliers de travail sur les thématiques des données, de la gestion du pâturage sur les terrains militaires et sur la communication digitale.

Dans le cadre du LIFE NaturArmy, l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) a sollicité le CEN Nouvelle-Aquitaine pour des travaux d’élagage sur le camp d’Avon.

Des arbres dépérissant menaçaient la sécurité des élèves sur l’emplacement d’un bivouac. Les plus grosses branches mortes ont été coupées pour minimiser le risque de chute. Mais afin de maintenir un intérêt pour la biodiversité, les troncs ont été laissés (on parle de chandelles) pour continuer d’accueillir Pics, insectes et chauves souris …

 

Retrouvez toutes les actualités du CEN Nouvelle-Aquitaine !

Navigation des articles