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Les 14, 15 et 16 mars dernier a eu lieu le 3e comité de suivi du LIFE NaturArmy (et le tout premier en présentiel – enfin !) à Châlons en Champagne. Ce comité a été l’occasion de réunir l’ensemble des équipes et de faire un point sur les avancées des actions, 2 ans et demi après le début du projet.

Pendant trois jours, les équipes du LIFE NaturArmy se sont retrouvées à Châlons en Champagne afin de réaliser une revue du projet LIFE NaturArmy. Notre expert du cabinet NEEMO, en charge du suivi du projet et mandaté par l’Agence européenne CINEA, était présent afin de d’examiner l’avancement des actions du projet. La visite du camp militaire de Mourmelon-le-Grand a permis à chacun des participants, civils et militaires, de découvrir les actions concrètes menées par le CEN Champagne Ardennes en lien avec le CAPCIA – 51e RI (Centre d’Appui et de Préparation au Combat InterArmes – 51e Régiment d’Infanterie) pour la préservation de la biodiversité des terrains militaires.

Des moments d’échanges privilégiés ont permis de réaliser des ateliers de travail sur les thématiques des données, de la gestion du pâturage sur les terrains militaires et sur la communication digitale.

Dans le cadre du LIFE NaturArmy, l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) a sollicité le CEN Nouvelle-Aquitaine pour des travaux d’élagage sur le camp d’Avon.

Des arbres dépérissant menaçaient la sécurité des élèves sur l’emplacement d’un bivouac. Les plus grosses branches mortes ont été coupées pour minimiser le risque de chute. Mais afin de maintenir un intérêt pour la biodiversité, les troncs ont été laissés (on parle de chandelles) pour continuer d’accueillir Pics, insectes et chauves souris …

 

Retrouvez toutes les actualités du CEN Nouvelle-Aquitaine !

 La Société Française d’Ecologie et d’Evolution et la British Ecological Society se sont associée pour réaliser un congrès commun sur l’écologie à Liverpool : Ecology Across Borders. Pascaline Caudal s’y est rendu pour présenter les premiers résultats issus de sa thèse concernant la flore du champ de tir du Linès, de la base aérienne de Romorantin et du camp de Suippes.

Cet évènement a été l’occasion de présenter à la communauté scientifique internationale les premières connaissances acquises depuis le début de la thèse et notamment pendant la session de terrain du printemps et été 2021.

Après près de 200 relevés floristiques réalisés, avec l’aide d’Anna Fresné sur les camps de Suippes, Romorantin et sur le champ de tir du Linés, nous avons pu mettre en place des comparaisons entre zones civiles et militaires sur chacun des sites Natura 2000. La principale conclusion issue de ces premières analyses est : les activités militaires des camps étudiés semblent compatibles, voire même contribuent à la conservation des milieux ouverts en Natura 2000.

Ces résultats seront approfondis et seront présentés à chaque camp et aux différents partenaires au cours de l’année. Ils seront aussi complétés avec les données issues des piégeages d’insectes.

 

Crédits photos : Manuel Salgueiro Simon

Les Conservatoires d’espaces naturels sont les principaux partenaires du Ministère des Armées pour la mise en œuvre des projets LIFE La Valbonne, LIFE NaturArmy et LIFE Défense Natur 2 mil.

Découvrez la vidéo « Agir pour la nature dans les territoires » pour en savoir plus sur les Conservatoires d’espaces naturels !

Retrouvez la vidéo sur la chaîne Youtube du réseau des Conservatoires d’espaces naturels

Le 5 octobre dernier s’est tenu la première formation dispensée par le Conservatoire d’espaces naturels de Champagne-Ardenne à destination de la section des Pionniers. Objectif  ? Comprendre les enjeux liés aux espèces exotiques envahissantes sur les camps de Champagne.

La section des Pionniers est la première concernée par ces questions puisque c’est elle qui est en charge de l’entretien des espaces naturels des camps (bords de routes, champs de tir, terrains de manœuvre…).

Au programme de cette demi-journée : découverte en salle puis sur le terrain, des espèces exotiques envahissantes des camps de Champagne. Le Sainfoin d’Espagne et la Renouée du Japon sont deux espèces particulièrement préoccupantes pour ces terrains d’entrainement. Ces espèces pourraient rapidement devenir de gros handicaps pour la manœuvre et pour la gestion des espaces.

Le bilan de cette première journée est très positif puisque les échanges ont été fournis !

Ces discussions devraient amener les acteurs de terrain à évoluer dans leurs pratiques pour continuer à intégrer la biodiversité dans le fonctionnement des camps, sans contraindre l’activité opérationnelle.

 

Photographies :  Sainfoin d’Espagne et Renouée du Japon

Crédits photos : A. Bertoni – CEN Champagne-Ardenne

Dans le cadre du programme LIFE NaturArmy, l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) et le Conservatoire d’Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine (CEN NA) ont réalisé conjointement des travaux sur plusieurs mares du camp d’Avon. L’objectif était multiple :

– curer les mares afin de ralentir leur atterrissement, augmenter le volume d’eau retenu et ainsi assurer un rôle de défense contre les incendies en cas de besoin,

– sécuriser les abords de certaines mares dont les berges abruptes s’effondraient. La remise en pente plus douce étant aussi plus propice à la biodiversité (ceinture végétale en bord de mare, accès pour la faune…).

Ainsi, 5 des principales mares du camp ont pu être restaurées grâce à la participation de l’entreprise des Ateliers du Bocage et à l’indispensable investissement du personnel du camp sur le chantier.

 

DFCI = Défense de la forêt contre les incendies

Le lien entre Armée et biodiversité a été l’objet d’un atelier spécifique lors du Congrès des Conservatoires d’espaces naturels à Tours, ce vendredi 19 novembre 2021.

La quarantaine de participants a pu échanger avec des représentants de la DTIE, de l’EMZD de Lyon et de la FCEN, sur des sujets de fond :

– meilleur financement des actions menées par les CEN sur les terrains militaires

– amélioration du partenariat entre les CEN et l’Armée

– impact des activités militaires sur la biodiversité, grâce aux premiers résultats de la thèse portée par l’UBO

– gestion des espaces naturels lorsqu’il y a un risque pyrotechnique potentiel

Retrouvez ici : les présentations et le compte rendu de l’atelier

Atelier Armée du Congrès des Conservatoires d'espaces naturels @ G. Garandeau FCENAtelier Armée du Congrès des Conservatoires d'espaces naturels @ G. Garandeau FCEN

Atelier « Les conservatoires et l’Armée : partenariat gagnant / gagnant pour la biodiversité » lors du Congrès des Conservatoires d’espaces naturels @ G. Garandeau FCEN

24 nichoirs à chiroptères ont été installés au sein de la Base Aérienne de Cazaux (33) et sur le terrain militaire de Cagnotte (40). Ce projet de longue haleine a pu voir le jour grâce au programme LIFE NaturArmy et au Fonds d’Investissement pour l’Environnement du Ministère des Armées (FIE), qui a couvert l’acquisition des nichoirs.

Trois différents modèles de gîtes artificiels ont été sélectionnés afin d’augmenter la disponibilité d’abris pour les espèces. La mise en place a été effectuée au cours du mois d’octobre 2021, en partenariat avec des professionnels spécialistes des travaux arboricoles, suivant une répartition en  « îlots » regroupant 5 à 6 nichoirs proches. Cette disposition, variant les conditions d’exposition, de hauteur et de types de gîtes, est favorable aux espèces ciblées. Le choix des arbres supports avait été réalisé en amont afin de garantir la pérennité des aménagements.

Cette action d’amélioration de la disponibilité et des conditions d’accueil, pour tous les chiroptères arboricoles, vise notamment les espèces migratrices telles que les trois Noctules ou la Pipistrelle de Nathusius du fait de la position géographique (couloir littoral) des sites sélectionnés. Au-delà de cette expérimentation, qui avait déjà fait ses preuves sur le site de la Tourbières de Mées (40), ces nichoirs peuvent aussi permettre d’apporter une capacité de suivi pour des espèces méconnues, du fait de leurs gîtes habituellement inaccessibles, et souvent menacées ou en mauvais état de conservation et prioritaires dans le cadre du Plan National d’Actions Chiroptères (Cf. Liste rouge, Programme de suivi temporel, PNAC). Le choix des modèles et le positionnement de nichoirs se sont notamment axés sur la capacité et la facilité à surveiller leur occupation, par une ouverture basale, depuis le sol.

Ce programme recouvre aussi un aspect de sensibilisation notamment des personnels gestionnaires du parc arboré de la base de vie de Cazaux pour la définition de leurs actions d’élagages des vieux arbres, mais aussi de l’ensemble des usagers du site. A ce titre certains nichoirs ont été installés de manière « promotionnelle », à la vue de tous sans que cela ne soit préjudiciable à leur intérêt biologique.

Retrouvez cet article sur le site du Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle Aquitaine

Depuis 2 ans les ornières du camp d’Avon où se reproduisent les sonneurs à ventre jaune tendent à s’atterrir ce qui compromet fortement le maintien de la plus grosse population du département des Deux Sèvres (79) de ce petit crapaud. Grace au LIFE NaturArmy porté par le Ministère des Armées, le Conservatoire a pu expérimenter, la ré-étanchéification de 2 ornières.

Après avoir recreusé les ornières, de l’argile a été prélevée dans le fond d’une mare proche et disposée dans le fond. L’argile a pu être humidifiée grâce à la récupération de l’eau de pluie de la toiture du bâtiment militaire voisin et ainsi modelée pour tapisser l’ornière.

Si cette méthode s’avère efficace, elle sera renouvelée sur des ornières supplémentaires les prochaines années.

Retrouvez cette actualité sur le site du Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle Aquitaine

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